La ferme Les Carottés

Nous suivons une petite ferme au Québec
pour découvrir le secret de leur réussite. 

 

 

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Eloise, la ferme des Carottés, comment tout cela a-t-il commencé ?

E : Ça a commencé lorsque j’étudiais à Montréal en art et je me disais que je ne pouvais pas passer ma vie en ville. La première chose à laquelle j’ai pensé était de revenir à la maison et je me suis dit que je devrais faire de l’agriculture. Après avoir rencontré Francis, ça a été rapidement évident que nous allions avoir la ferme ensemble.

 

Francis, racontez-nous un peu comment vous et Laurence êtes arrivés à la ferme Les Carottés?

F : Je prends toute l’organisation des tâches qui sont liées aux choses permanentes. En ce qui concerne Laurence, ce n’est toujours pas clair pour moi comment elle est arrivée mais c’était tellement naturel. Nous avions démarré la ferme depuis 2 ans et nous avions besoin de quelqu’un ayant exactement les compétences de Laurence. Elle a vraiment une grande force dans l’organisation du quotidien et puis moi je m’assure que les choses soient fluides, que tout le monde soit bien et que les tâches se fassent.

Laurence, comment vous êtes-vous retrouvée à la ferme des Carottes ?

L : Moi je ne viens pas d’un milieu agricole, mais je me suis rendue compte assez vite que j’avais toujours besoin de bouger dans ma vie. J’avais besoin d’entreprendre des projets, c’est ça qui me fait tripper là-dedans. Et puis au fil du temps j’ai découvert que j’aimais ça faire mes propres affaires, j’aimais aussi la communauté qui se tissait autour de la ferme et je trouve que c’est très enrichissant. L’agriculture ça m’a vraiment interpelée. Je me suis dit que je voulais faire ça dans la vie. Je suis allée étudier là-dedans et je ne me suis plus posé la question. J’avais fait plein d’études avant dans plein d’affaires mais je me demandais toujours ce que j’allais faire dans la vie. Et là depuis que je fais de l’agriculture c’est évident pour moi. C’est certain qu’on se remet en question des fois, est-ce qu’on pourrait faire mieux, être plus écologique, avoir des pratiques plus proche des gens, plus proche de nos employés, de notre communauté. Des fois on se remet en question sur la pertinence de nos choix à la ferme mais on ne remet jamais en question la pertinence de la ferme.


«Des fois on se remet en question sur la pertinence de nos choix à la ferme, mais on ne remet jamais en question la pertinence de la ferme.»



Comment travaillez-vous en équipe ?

F : La relation employé-employeur, pour nous, ça a toujours été d’égal à égal parce que c’est très intense une saison maraichère. Il y a des hauts et des bas mais tout le monde vient travailler. C’est ça l’entreprise, si les employés n’étaient pas là, ça ne roulerait pas, ça ne marcherait pas.

Que signifie l'agriculture pour vous ?

L : Au-delà de tous les aspects techniques de la ferme et du plaisir de faire pousser des légumes, c’est de pouvoir tripper au quotidien avec les gens qui travaillent avec nous, mes collègues. Réaliser des projets ensemble et emmener ça auprès des gens à qui on vend les légumes. Toutes les familles qu’on nourrit, le lien qu’on a avec elles, c’est tellement important puisqu’on veut qu’elles trippent sur leur alimentation autant que nous on trippe à faire pousser leur bouffe. Bref, je pense que les gens sont vraiment au cœur de notre ferme.